Deux prénoms à la Une, deux femmes…avec une origine immigrée commune. L’une jeune ministre en poste et l’autre plus âgée, héroïne d’un film Césarisé. Chacune étant censée à …

Source : Myriam et Fatima.

à propos d’un reportage de France deux sur la guerre au Mali de mars 2013…

 

On m’excusera j’espère d’envoyer ici la resucée d’un article paru il y a trois ans dans le défunt LePost. On m’excusera aussi de faire comme si la liturgie catholique imposait le calendrier de nos méditations.Mais, bon ! ma pensée se plie aussi à des habitudes saisonnières et la grisaille du temps me souffle le sujet de mes pensées. Les livrer ici peut être d’ailleurs le moyen de rencontrer les vôtres que je ne sais quelle pudeur ferait taire…

Lors de ma dernière opération, je m’étais promis, gageure stupide, d’apercevoir le moment où je glisserai dans l’inconscience. J’espérais ainsi non seulement surprendre par le même coup l’instant de mon réveil mais entrevoir la forme en creux, la profondeur, peut-être l’étrange lumière du gouffre dans lequel j’allais être plongé et dont j’allais ressortir. Or jamais, de mes trois expériences d’anesthésie générale, je n’ai eu davantage le sentiment de l’impuissance de ma pensée pour saisir la perte et le retour de ma conscience et me faire par conséquent la moindre idée de l’entre-deux. Par un fait exprès, le projecteur que j’apercevais au-dessus de ma tête dans l’espace pré- opératoire était du même modèle et à la même distance dans la salle de réanimation. Entre la vue de l’un et de l’autre de ces deux grands disques à large couronne lumineuse, même pas, dans mon souvenir, l’hésitation d’un raccord. S’il n’y avait eu, sous un voile de torpeur, une sensation de douleur nouvelle qui s’épaississait, j’aurais eu la certitude qu’il ne s’était rien passé.

D’une anesthésie à l’autre, l’idée que mon réveil pourrait ne pas avoir lieu a progressé, je l’avoue. Je sais que le risque n’est guère plus grand que celui de ne pas atterrir lorsqu’on prend l’avion mais sa pensée n’est pas de même nature. Si l’on peut penser à une catastrophe en décollant, on ne pense à la mort qu’à travers tout un pathos : l’angoisse quand l’état de détresse apparaît, l’épouvante quand l’instant fatal approche, la douleur affreuse dans les flammes… la pensée de la mort sur le bloc opératoire devient à côté comme une pure pensée de la mort, concentrée, absolue…

Mais justement parce qu’absolue, impossible. Je puis croire penser ma perte de conscience. Je crois la subir tous les soirs. Mais en fait je ne perds jamais la conscience sinon je ne serais pas là pour dire que je la perds.

D’ailleurs la présence du rêve dans le sommeil relativise et atténue la conscience d’une perte. C’est plutôt l’idée d’une modification de ma conscience que j’ai. Entre l’endormissement et le réveil, le rêve fait naître quelque chose dont je puis me souvenir, que je puis noter (je le fais parfois) et comparer avec ce que je vis en état de veille. Rien de cela dans l’anesthésie. Un pur néant comme l’idée que je dois me faire de la mort sans survie quelconque. Et un néant qui, je le répète, n’est pas pensable.

Bien sûr on peut trouver des biais d’approche, des substituts, des ersatz de la pensée de ce que serait une anesthésie sans réveil. Je puis par exemple me dire que, lors du réveil, je ne me souviendrai pas de mon nom, de ma situation, de ma famille, de mes amis, de ce pourquoi j’ai été opéré, de la ville où je suis, de l’hôpital, de ce que c’est qu’un hôpital, une ville, des êtres humains, de ce que c’est cet étrange disque de lumière au-dessus de moi qui n’est plus que la seule réalité dont j’aurai jamais conscience. Mais je pense que cela encore, c’est trop de pensée, ce n’est pas la pensée du néant, ce n’est pas la pensée de la mort. Je puis penser comme lorsqu’on écrit un dernier message dans une situation désespérée et que les mots ont encore un sens, qu’ils se raccordent encore entre eux pour former une phrase, je puis penser que « j’aurai quand même vécu », que le souvenir de ma vie jusqu’à cet instant ça n’est pas rien, que rien ne peut faire que ça ne soit rien. Oui mais alors si je pense cela, je me rends compte que je ne pense pas vraiment à ma mort, que je pense à la mort d’un être que j’appelle moi et qui est forcément un autre, pas l’être qui va mourir quand je dis : « je », ou alors que, quand je dis : « je », je fais un absolu mensonge. La phrase: « j’aurai quand même vécu » est la phrase qui ne me permet pas de penser ma propre mort. Si je dis: quand je mourrai, ce sera comme si je n’avais pas vécu, je m’approche de l’idée mais ça n’est pas encore tout à fait ça. Et si ça n’est pas tout à fait ça, c’est que ça n’est pas ça du tout. Quand je mourrai, ce ne sera pas comme si je n’avais pas vécu, ça sera que je n’aurai pas vécu. Point. Ce n’est pas notre futur que la mort anéantit : il est néant par nature. C’est notre passé.

Et si la mort anéantit mon passé, elle anéantit forcément mon présent qui surgit pour prendre place dans mon passé. Tout ce qui me certifie que mon présent existe y compris la révolte de ma raison et de ce qu’il y a de plus intime en moi-même de le voir ainsi mis en cause devient simulacre, illusion à son tour. Dans la pensée de la mort, je pense d’abord avec la même force que j’existe et que je n’existe pas. Et plus j’y pense, plus je deviens fou car plus je pense que je n’existe pas plus je pense avec force que j’existe en m’appuyant sur la force de ma pensée.Et plus je prends conscience de la force de ma pensée, plus je pense que la force de ma pensée n’existe pas car le futur de ma mort l’anéantit non seulement dans son être même mais dans le mouvement par lequel son être se renforce.

Je pourrais continuer ainsi. Je pourrais continuer à montrer que l’idée de ma mort sans survie n’est pas pensable. Ca ne donnera pas pour autant possibilité d’exister à la survie si celle-ci n’est pas possible. Ca me permettra seulement de considérer avec circonspection ceux qui croient se consoler de la pensée d’une mort sans survie aucune. Comment pourraient-ils se consoler d’une pensée qu’ils n’ont jamais eue ?

Plus on approche de ce que j’appellerai la pensée vraie de la mort, plus on est modeste dans la recherche des possibilités de survie. Et puisqu’il s’agit dans ce fil de parler des expériences de mort imminente, je ne considèrerai pas a priori leur récit comme des affabulations. Je déplorerai seulement leur pauvreté, leur merveilleux de pacotille, le misérable lot de consolation qu’elles constituent le plus souvent à notre anéantissement. Voler au-dessus du bloc opératoire, apercevoir les baskets de l’infirmier assistant ou le numéro de l’ambulance : voilà les prodiges qu’on nous promet post mortem. Ou la rencontre avec un « être de lumière » au bout d’un couloir obscur. Beaucoup ici ont tranché pour dire que, de toute façon, ces expériences de mort imminente ne sont pas des expériences de la mort, que, par définition, on ne revient pas de la mort, donc qu’on ne saurait avoir la moindre approche d’un supposé état de conscience qui lui serait consécutif.

Pour ma part, je me garderai d’être absolument catégorique. Il peut y avoir un scepticisme qui va au-delà de la science et qui n’est que la marque d’un parti pris. S’il y a des témoignages assurés, il faut les soumettre à l’analyse critique avant de les rejeter en bloc. Certaines expériences existentielles , voire la prise de stupéfiants montrent que notre cerveau peut nous faire éprouver comme réels des vécus passablement insolites. Le rêve en fait tout autant. Pourquoi notre cerveau, proche de la mort, n’entrerait-il pas dans une activité qu’il est apte à connaître à d’autres moments et qui ne nous paraît anormale que du fait qu’elle n’est pas fréquente ? Avant mes trois anesthésies générales, à treize ans, à la suite d’une pneumonie avec syndrome méningé, je suis tombé dans le coma pour un peu moins de 24 heures. Or cette chute dans le coma consécutive à la fièvre s’est faite au bout d’un délire dont j’ai gardé la mémoire, au moins pour sa première partie. Donc, entre l’état de conscience lucide et le coma qui peut toujours précéder la mort, il y a place assurément pour des états de conscience d’origine morbide dont la nature est toujours à considérer.

Les EMI peuvent-elles être assimilées à ces états morbides pré-comateux, au fond très naturels ? Pour certaines sans doute. Peuvent-elles être assimilées à des états de transe ou d’hyperesthésie dont on peut faire l’expérience au cours de sa vie ? Je ne vois pas de raisons majeures d’en douter. Je pense seulement que, si on peut les considérer comme des indices de la possibilité d’une conscience post mortem, cela ne nous dispense pas d’entamer une réflexion propre sur l’éventualité et la nature de cette conscience.

On peut bien sûr former des hypothèses eschatologiques et mystiques plus ou moins accordées à ce qu’on connaît de la matière. Mais, dans le cadre d’une réflexion qui veut garder au minimum la rationalité scientifique, on doit être beaucoup plus modeste. Je crois l’être en disant qu’on peut envisager la formation d’états de conscience après l’évanouissement au dernier soupir et avant la décomposition du cerveau. Ces états de conscience auraient une durée totale objective qui pourrait aller de quelques secondes à quelques minutes. Ils formeraient une expérience psychique unifiée, cohérente dont l’intensité pourrait être plus forte que celles que nous avons jamais connues. Cette expérience n’empêcherait pas la mort objective de notre conscience mais elle éclipserait en quelque sorte la réalité subjective de cette mort.

Evidemment une telle expérience nécessiterait la conservation d’un substrat sur laquelle elle pourrait s’appuyer. Or, pour moi, ce substrat essentiel, ce serait la totalité de nos souvenirs tels qu’ils sont enregistrés dans la matière de notre cerveau. Il y a là-dessus deux écoles de pensée. Une considère que la mémoire est essentiellement chimique, que nos souvenirs ne sont enregistrés que par séquençage moléculaire. Cette école de pensée est le plus souvent associée au connexionnisme. C’est à dire que la réactivation des souvenirs passerait obligatoirement par un processus cybernétique ordonnant les informations discrètes contenues dans les séquences moléculaires. Mais il existe aussi une autre école selon laquelle l’ensemble du vécu conscient assimilable à chaque instant à une étendue de modulation d’affects serait enregistré en permanence dans les structures atomiques d’une partie de la matière cérébrale comme, dans un magnétoscope, les signaux électromagnétiques sont enregistrés sur une bande ferroxydée. Pour la seconde école, la simple résurrection des souvenirs ou le traitement qui pourrait en être fait lors d’un processus post mortem pourrait demander un travail électrophysiologique bien plus simple et compatible avec les possibilités survivantes du cerveau.

Les possibilités survivantes du cerveau pour aboutir -comme je le suppose- à un processus unifié et cohérent ne pourraient pas, bien entendu, être mises en oeuvre de façon improvisée. Il faudrait que ce processus soit préparé et mis au point pendant toute l’évolution, celle des êtres doués de conscience sensible, bien sûr, mais peut-être même aussi celle de tous les êtres vivants. La vie évolue d’abord à mon sens contre la mort et -quoiqu’on dise- contre la mort individuelle, la seule mort véritable. Les premières cellules vivantes mouraient sans rémission. L’invention de la méiose a été d’abord une possibilité de survie donnée à la cellule individuelle qui se perpétue exactement dans une des deux cellules filles. Mais quand les pluricellulaires ont surgi alors le problème de la mort individuelle est réapparu. La mise en place de l’appareil psychique peut être considéré comme une reconquête de l’unité et de l’individualité. Pourquoi ne pas supposer que, parallèlement à cette reconquête, s’est mis en place un processus par lequel cette unité et cette individualité au lieu de se dissoudre dans la mort se réaliseraient et s’affirmeraient en elle comme dans un aboutissement ?

Les hommes primitifs croient tous à l’après-mort. Pourquoi ce qu’on pourrait connaître mieux qu’eux conduirait-il forcément à affirmer que l’après-mort n’existe pas ? Surtout si ce qu’on appelle l’après-mort n’est pas incompatible avec ce qu’on prétend savoir de plus…

 

 

La veille du 2 novembre 2004, qui pariait sur la réélection de Bush aux Etats-Unis ? La vague de la droite et de la peur monte en France contre toute raison. On s’était rassuré par l’échec apparent d’une campagne extrême-droitière, par les faiblesses d’un débatteur qui prétendait pulvériser notre champion, par le courageux appel du centriste Bayrou à voter Hollande. Et voilà que les sondages virent de bord, qu’après 45 longtemps, 46 parfois voilà des 47 qui se répètent et même des 47,5.On ne dira pas qu’on a été pris de court, qu’on n’a rien vu venir comme au premier tour de 2002 ou même comme à celui d’il y a quinze jours quand la Le Pen donnée à 14 est montée à 17,9.

 

Si un seul citoyen qui ne veut pas de la réélection de Sarkozy manque dimanche à l’appel des urnes, Sarkozy sera élu. Alors allons chercher nos parents, nos amis, les amis d’amis jusqu’aux derniers quartiers des faubourgs ou aux fins fonds des campagnes. Clamons leur, répétons leur que -quoiqu’on ait pu dire- on ne va pas gagner sans user de toutes nos forces. Toutes.

   On s’égare parfois à Saint-Brévin. Quand j’y suis revenu ces jours-ci pour marcher dans les avenues comme il y a vingt cinq ans, je n’avais d’abord pas emporté de plan de ville. Ma mémoire se rassurait d’une géographie simplifiée. Le tracé droit de la Route bleue, l’étirement longiligne du front de mer, le parallélisme si souvent vérifié du boulevard de l’Océan et de l’avenue Roosevelt entre de petites rues orthogonales étalaient dans mon esprit un quadrillage de ville quasiment nazairien. J’avais oublié les étoiles, les coudes, les embranchements obliques, les bifurcations soudaines, les impasses dont on ressort perplexe. J’aurais même pu suivre l’allée des Cigales au-delà de celle des Bouillons et, la fatigue aidant, me persuader que j’étais aux Rochelets encore parce que, dans les dunes côtières, une impasse menait à une villa et à un bouquet de pins, et me retrouver au coeur de l’Ermitage, ayant marché depuis l’avenue de Mindin sans savoir où j’avais quitté les Pins, ni l’Océan, ni les Rochelets. Mais tôt dans la forêt ville j’ai voulu voir la mer. Je me souvenais d’une montée de rue (sans doute avenue Bernard) qui écartait entre les pins un pâlissement de ciel bleu. Au moins pourrais-je rejoindre vite le boulevard de l’Océan dont -à ce qu’il me semblait- on peut repérer au bout de multiples couloirs les sapins en bordure de côte. Peut-être même verrais-je immédiatement s’entrouvrir dans la perspective d’une avenue boisée une échappée sur l’immense scène de la mer. Mais j’avais aussi en mémoire ces dunes du rivage ombragées des mêmes frondaisons que les îlots escarpés des pinèdes… Une allée bombée sur le ciel m’essoufflait jusqu’à une impasse. Des ramures vert noir à hauteur de tête m’enfonçaient dans les Rochelets quand je croyais avoir remonté vers les Pins. Les troncs altiers, au coude de l’avenue, surplombaient des villas bien loin d’être côtières. Il était un peu plus d’une heure. Les chaudrées de moules, cuissons de chancrettes, casseroles de bigorneaux versaient jusqu’aux bords sableux des jardins d’éparses odeurs marines, aiguisaient mon appétit de la joueuse coquette qui me faisait signe de toute part et s’éclipsait toujours. Le ciel s’était tendu d’étamine et le soleil ne chauffait pas trop. Il faisait bon. On sentait même des remous de brise mais si peu que je fus intrigué de voir dans une avenue du ciel les plus hautes touffes des pins, étirées et assouplies, se peigner comme des herbes de rivière dans le courant d’une eau rapide. Mais déjà j’entendais la rumeur de la mer. Elle s’amplifia, précisa ses modulations comme j’approchais d’un tertre moussu, rocheux d’où la fusée des pins jaillissait entre les chênes verts et les houx. La vague derrière devait battre le contrefort, pensais-je, à peine surpris, dans ma fatigue et mon contentement de voir l’océan enfin, des lacunes ou des fantaisies de ma mémoire du rivage. Je contourne à demi la dune boisée et je tombe sur la route. Mais un chemin de sable monte en face et le bruit de la mer monte avec, dans des bourrasques inattendues. Ce n’est pourtant pas la mer encore, il faut gravir sous la rafale qui siffle une autre montée de dune. Alors, le front essuyant la tempête, je découvre, mais bien au-delà d’un désert pâle où se couchent des fumerolles, une petite mer mauve de rage s’efforçant de pousser sur un vaste glacis marron une troupe de vaguelettes en désordre qui perdent leur écume en route, une mer dont la plainte courroucée s’étoufferait au loin bien vite si ne la répétait, mais rivée au bord des dunes, la voix du vent.

 

 

 

 

 

 

                           Sarkozy peut dire merci à Mélenchon

 

Il y a un mois, personne ne doutait que Sarkozy allait perdre la présidentielle. Aujourd’hui ses perspectives de la gagner commencent à devenir réellement inquiétantes. C’est Mélenchon qui a changé la donne et, bien sûr, ceux qui le suivent.

 

Si jamais Mélenchon fait plus de voix que Hollande comme il en exprime plus que jamais la volonté, alors Sarkozy est élu avec entre 55 et 60 pour cent des voix. Il récupère non seulement toutes les voix de l’UMP et l’essentiel des voix du Front national mais presque toutes les voix de Bayrou. Et les plus modérés des socialistes risquent de s’abstenir.

 

Si Hollande arrive malgré tout en tête à gauche mais que Mélenchon fait un bon score, supérieur à 15 % des voix, alors Hollande est placé dans une position d’équilibre très périlleuse. Ou il refuse la négociation que réclamera peu ou prou le front de gauche par Mélenchon interposé et alors l’abstention à gauche a tout risque d’être suffisante pour permettre à Sarkozy de l’emporter. Ou il accepte de prendre de nouveaux engagements et c’est l’électorat de Bayrou qui s’abstient ou même se résigne à voter très majoritairement pour Sarkozy et lui donner la victoire. Evidemment on peut compter sur Sarkozy, ses habiletés manoeuvrières, sa façon de jouer avec les  promesses, les divisions et les peurs pour augmenter les chances que les seules réalités politiques lui donneront.

 

Le vote pour Hollande au premier tour n’est pas qu’un vote utile, c’est un vote indispensable si on ne veut pas de la réélection de Sarkozy.

 

Si l’on veut que Hollande fasse une réelle politique de gauche, ce sera au moment des législatives qu’il faudra voter en conséquence. Avant, c’est à dire le 22 avril, ça ne peut servir qu’à faire élire Sarkozy et donc à enterrer tout espoir à gauche.

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